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A girl in Somalia holds out her hand to display her ink-marked finger, which demonstrates that she has been vaccinated against polio.

Un gran día para África: se acerca el fin de la polio

El 11 de agosto hizo un año del último caso del virus poliomielítico salvaje registrado en toda África, que se detectó en Somalia el 11 de agosto de 2014.

Durante la última generación se han hecho logros extraordinarios, y el continente africano se ha convertido en un poderoso símbolo de progreso.

Esto ha sido posible no solo gracias a una vacuna, sino también al trabajo infatigable de cientos de miles de voluntarios, líderes tradicionales y religiosos a  nivel comunitario, combinado con el compromiso y la determinación de los gobiernos nacionales y locales. A escala global, este trabajo ha implicado una importante alianza entre la OMS, Rotary International, los Centros para el Control de Enfermedades, la Fundación de Bill y Melinda Gates y UNICEF, respaldados por las generosas contribuciones de numerosos donantes públicos y particulares.

En Somalia, una niña muestra su dedo lleno de tinta, lo que demuestra que la han vacunado contra la polio.

En Somalia, una niña muestra su dedo lleno de tinta, lo que demuestra que la han vacunado contra la polio. © UNICEF/NYHQ2013-1318/Ohanesian

El mes pasado aplaudíamos porque en Nigeria había transcurrido un año sin detectar ningún caso del virus poliomielítico salvaje, si bien sigue habiendo riesgos en el noreste del país. Por otra parte, gracias a la profesionalidad, el ingenio y la valentía de los miembros y aliados de UNICEF, hemos asistido a la detención de los brotes de la polio en Camerún, Guinea Ecuatorial y el Cuerno de África.

En el plano internacional, nos encontramos a punto de erradicar una enfermedad por segunda vez en la historia. Pronto tendrá lugar la aprobación de los Objetivos de Desarrollo Sostenible por parte de la Asamblea General, y qué mejor momento que este para animar a la comunidad internacional a establecer unos objetivos ambiciosos y saber que, con voluntad, lograremos conseguirlos.

En noviembre finalizará mi trayectoria de casi cuarenta años dedicados al desarrollo. El 15 de agosto de 1977 marché a Jartum. Durante los meses y los años posteriores recorrí Sudán a lo largo y a lo ancho, encima de camiones, en tren, en la rueda de un Land Rover por carreteras imposibles y a remo por el Nilo. Durante mis viajes tuve la oportunidad de apreciar las enormes dimensiones del país y las grandes dificultades y el aislamiento que sufren muchos de sus habitantes. Me fui de Sudán cuando empezó la guerra civil en 1983, y volví en 2007 como Director del programa de UNICEF para el Sur del que, por entonces, aún era un país unido.

En 2008 hubo un brote de polio con origen en el Estado de Junqali, cerca de la frontera con Etiopía. Es difícil describir el aislamiento que sufre este país, una zona llena de pantanos, terrenos de vertisoles que imposibilitan el tránsito tras las lluvias, y una zona en la que durante mucho tiempo ha reinado la inseguridad. A pesar de todas estas dificultades y de la inseguridad y el conflicto que permanece hoy en día, se consiguió frenar el brote de polio, y lo que hoy es la nación independiente de Sudán del Sur no ha vuelto a presentar un solo caso nuevo de poliomielitis.

En Sudán del Sur, una madre sostiene a su bebé Monyaguek, de un mes de edad, mientras le proporcionan una dosis de la vacuna oral contra la polio.

En Sudán del Sur, una madre sostiene a su bebé Monyaguek, de un mes de edad, mientras le proporcionan una dosis de la vacuna oral contra la polio. © UNICEF/NYHQ2011-2460/Sokol

Otros logros parecidos ocurridos en distintas partes de África constituyen la base de la noticia que celebramos.

Aunque se trata de un hito incomparable, no significa que sea el fin de la enfermedad. En el caso de Nigeria, es necesario que transcurran dos años sin detectar un caso del virus poliomielítico antes de poder garantizar que están libres de polio, al igual que el resto del continente africano. Para conseguirlo, Nigeria y otros muchos países africanos que continúan padeciendo riesgo de sufrir nuevos casos de polio deben mantener una vigilancia de alta calidad y trabajar aún más para mejorar la calidad de las campañas de vacunación. Deberán actuar con decisión en caso de que surjan nuevos brotes, y tendrán que redoblar sus esfuerzos para optimizar las prácticas de inmunización.

Ahora que la situación de África parece haber tomado un buen rumbo, nos quedan solo dos países donde todavía no ha cesado nunca la transmisión de la polio: Pakistán y Afganistán. Allí, a pesar de las enormes dificultades, las comunidades, los gobiernos y los aliados trabajan con ahínco y determinación para erradicar la polio de una vez por todas. El aniversario que celebramos en África nos da motivos para creer que ellos también podrán conseguirlo.

Peter Crowley es el jefe de la unidad de UNICEF contra la Polio.

BANA2014-00142

Vaccination antipolio et éradication de la maladie : au-delà des gouttes

Une

Une mère et un enfant au Bangladesh. © UNICEF/NYHQ2014-3272/Noorani

La polio, jadis une maladie redoutée dans le monde entier, est sur le point d’être vaincue, une réussite mondiale obtenue grâce aux vaccins. Avant la course menée pour l’éradication de la polio sur la planète entière, les enfants du monde entier étaient exposés à cette maladie dévastatrice et incurable qui se terminait souvent par la paralysie et un handicap permanent.

Les cas de polio ont été réduits de 99 % et la maladie ne survit à présent que dans les communautés défavorisées et marginalisées où l’UNICEF et ses partenaires continuent de vacciner les enfants dans le but d’éradiquer la maladie au niveau mondial.

Quand nous pensons à l’éradication de la polio, nous imaginons une mère en train de bercer son enfant dans ses bras tandis qu’un agent sanitaire dépose une goutte de vaccin dans sa bouche ouverte.

Mais ces gouttes de vaccin ne sont qu’un des aspects de la question.

L’UNICEF et ses partenaires participent à l’administration du vaccin oral antipolio dans les régions où la polio est présente à l’état endémique ou dans celles où des épidémies se sont produites. Le vaccin oral est extrêmement efficace mais, parce qu’il contient une forme atténuée du virus actif, il peut, dans des cas rarissimes, se transformer lui-même en maladie.  Ce virus utilisé pour le vaccin et ayant subi une mutation peut être transmis à l’environnement et infecter d’autres enfants.

Cela se passe très rarement mais cela est particulièrement préoccupant dans les communautés où la couverture vaccinale n’est pas totale, ce qui fait courir aux enfants le risque d’être paralysés à vie.

La seule façon de parvenir à une éradication totale de la polio et d’arrêter un jour l’utilisation à la fois du vaccin oral et du vaccin antipolio actif est d’introduire un vaccin inactivé ne contenant pas de virus actif et ne présentant pas les risques d’un vaccin antipolio obtenu à partir d’un virus.

L’UNICEF, un des cofondateurs de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, collabore avec les 126 pays n’utilisant actuellement que la version orale afin qu’ils commencent à introduire au moins une dose de vaccin inactivé dans leurs programmes de vaccination d’ici la fin 2015.

En 2014, les efforts on porté sur la planification et la préparation de l’introduction du vaccin inactivé. À la fin de l’année, sur les 126 pays, 9 avaient introduit le vaccin, 116 s’étaient officiellement engagés à l’introduire – 100 parmi ceux-ci ayant établi des plans d’introduction – et 66 des 72 pays pouvant en bénéficier se sont vu accorder une aide financière de la part de Gavi, l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination.

Bien que nous ayons réalisé d’importants progrès, beaucoup reste à faire en 2015 pour l’UNICEF et ses partenaires pour pouvoir rester sur la voie de l’éradication de la polio. Les derniers pays à compter seulement sur le vaccin oral devront introduire le vaccin inactivé d’ici la fin de l’année, un objectif d’autant plus difficile qu’il leur faut commencer à établir des plans de mise en œuvre, des stratégies de communication et de formation de leur personnel à la préparation d’un retrait final du vaccin oral.

Grâce aux innombrables agents de vaccination antipolio dans le monde qui œuvrent sans relâche depuis plus d’une décennie, l’éradication de la polio est à présent à portée de main alors même que nous nous préparons à effectuer un changement au niveau mondial dans la façon dont nous protégeons les enfants contre cette maladie. L’UNICEF et ses partenaires ont montré qu’une coordination internationale en faveur de la vaccination sauve des vies alors que nous faisons tout notre possible pour créer un monde où tous les enfants peuvent être en bonne santé et réaliser tout leur potentiel.

Meg Farrell est coordonnatrice « vaccin antipolio inactivé » à la section Santé du siège de l’UNICEF de New York.

In Liberia, UNICEF-supported social mobilizers from the group A-LIFE, learn to record survey data using their mobile phones.  © UNICEF/NYHQ2014-2031/Griggers

Comment faire la chasse à un virus : 5 manières dont la polio aide à lutter contre le virus Ebola

Retrouvez ici toutes les dernières informations sur le travail de l’UNICEF pour protéger les enfants et leurs familles dans les pays touchés par l’épidémie d’Ebola.

On me demande souvent de quelle manière l’opération de santé publique la plus large qui ait jamais été menée – celle destinée à mettre fin à la polio – a renforcé la capacité mondiale de lutter contre d’autres maladies infectieuses mortelles.

Quand je me suis rendue en Sierra Leone le 22 octobre pour aider à lutter contre le virus Ebola, j’ai pu constater par moi-même ce qu’il en était. Le virus de la polio et le virus Ebola sont des virus très différents qui demandent des réponses différentes, tous les deux touchent néanmoins de manière disproportionnée les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables. Ces deux virus sont un rappel dramatique que nous devons renforcer les systèmes de santé les plus fragiles. Et dans les deux cas, obtenir la confiance des gens et chercher à modifier leurs comportements est au cœur même du succès d’une intervention.

Il y a cinq manières dont la lutte contre la polio renforce l’intervention contre le virus Ebola :

1. Manière de faire la chasse au virus
Une chose que nous avons appris à faire vraiment très bien dans le cas de la polio, spécialement en Inde et au Nigéria, est la façon de dépister le virus. Vous faites la chasse au virus tous les jours : où est-ce qu’il se répand, d’où vient-il, qui touche-t-il ?

Pour vaincre le virus Ebola – exactement comme pour la polio – vous devez comprendre les comportements spécifiques à la population locale. Qui est le plus vulnérable à l’infection ? De quelle manière les gens se comportent-ils? Qu’est-ce qui motive ces comportements ? Obtenir les réponses à ces questions vous permet de déterminer précisément les actions les plus stratégiquement importantes ; et de faucher le virus avant qu’il ait le temps de prendre sa course.

En Sierra Leone et dans les autres pays touchés par le virus Ebola, cela a voulu dire réorienter les dispositifs de suivi qui avaient été mis au point pour s’assurer que tous les enfants sans exception bénéficient du vaccin contre la polio – afin de pouvoir contrôler les effets des actions entreprises pour lutter contre le virus Ebola. Les dispositifs qui avaient été conçus pour suivre l’acceptation et le refus du vaccin contre la polio aident maintenant à mesurer la rapidité et l’efficacité des changements de comportement face au virus Ebola.

Au Libéria, des agents de mobilisation de l’organisation A-LIFE soutenue par l’UNICEF apprennent à enregistrer des résultats d’enquête en utilisant leur téléphone portable.  © UNICEF/NYHQ2014-2031/Griggers

Au Libéria, des agents de mobilisation de l’organisation A-LIFE soutenue par l’UNICEF apprennent à enregistrer des résultats d’enquête en utilisant leur téléphone portable. © UNICEF/NYHQ2014-2031/Griggers

2. Communication tous azimuts
Face au virus Ebola, il n’existe pas de vaccin et pas de remède. Fondamentalement, la seule façon d’empêcher les cas d’infection de se multiplier est de changer la manière dont les gens s’occupent des malades, et la manière dont ils enterrent ceux qui sont morts. Communication et détermination active jouent un rôle crucial pour pouvoir mettre fin à l’épidémie.

Ce n’est pas une tâche facile, mais les mécanismes mis au point contre la polio ont montré que nous pouvons apporter la rigueur nécessaire au rôle pilote que l’UNICEF joue dans ce domaine. L’acquisition rapide de données sur les connaissances et les perceptions concernant le virus Ebola ont par exemple permis à l’UNICEF de raffiner ses SMS et ses autres formes de messages en fonction des différents groupes de la population, de façon à toucher le public approprié au moyen des messages appropriés.

La religion est aussi importante. Recenser et contacter les personnalités religieuses influentes a été crucial pour mettre fin à la polio et se révèle aujourd’hui très précieux face à l’épidémie du virus Ebola où les pratiques d’inhumation contribuent aux niveaux d’infection très élevés. Les personnalités religieuses n’apportent pas seulement une voix favorable aux changements de comportement, elles sont également parties prenantes de nombreuses actions menées contre le virus Ebola. Il peut s’agir d’accompagner les équipes chargées des inhumations, ou de travailler dans un lieu de prière dans un centre de soins pour les victimes du virus. Ceci est similaire à la campagne contre la polio où les notables religieux ne se limitent pas à influencer la population qui se rend à la mosquée ou à lancer des fatwas en faveur du vaccin contre la polio. Ils accompagnent les équipes de vaccination comme ils l’ont fait en Inde. Ou encore ils amènent les enfants de la mosquée locale pour être vaccinés.

3. La « salle des opérations »  
Au Nigéria, le fait que le virus Ebola a été maîtrisé aussi rapidement est en partie dû à la mise en place d’un centre des opérations d’urgence sur le modèle de celui organisé en 2012 pour lutter contre la polio. Un tel centre joue le rôle d’une « salle des opérations » où votre stratégie est définie minute par minute. Toutes les données y aboutissent. Toutes les tâches y sont coordonnées. Son action est accompagnée par le pistage du virus – et par le déplacement des dispositifs de coordination et de gestion vers les lieux où le virus fait le plus de ravages. Vous avez ainsi des informations en temps réel, toutes les connaissances, toutes les ressources à portée de la main.

Un agent de santé revêtu d’un équipement de protection individuelle (EPI) aide un autre agent à ajuster le capuchon qui fait partie de cette tenue de protection dont elle est également équipée au cours d’un exercice d’entraînement pour la lutte contre le virus Ebola. © UNICEF/NYHQ2014-3001/James

Un agent de santé revêtu d’un équipement de protection individuelle (EPI) aide un autre agent à ajuster le capuchon qui fait partie de cette tenue de protection dont elle est également équipée au cours d’un exercice d’entraînement pour la lutte contre le virus Ebola. © UNICEF/NYHQ2014-3001/James

4. La confiance : facteur dont peut dépendre la réussite ou l’échec de l’intervention
Inspirer la confiance est crucial pour mettre fin à l’épidémie du virus Ebola comme pour la polio. Tirant les leçons du cadre mis en place pour créer un climat de confiance dans le cas de la polio, nous avons essayé d’appliquer une démarche similaire dans la campagne contre le virus Ebola.

  • Est-ce que la population fait confiance aux agents sanitaires qui opèrent dans les centres de soins communautaires ?
  • Sont-ils perçus dans une communauté comme ayant un rôle de protection?
  • Quand les gens amènent un être cher pour être soigné à un de ces centres, ont-ils l’impression que c’est un endroit sans danger ? Ou est-ce qu’il apparaît comme une structure étrangère où les gens redoutent de ne plus revoir ces êtres chers ?
  • Existe-t-il une filière de communication entre les communautés locales et les services sanitaires pour assurer que les centres de soins tiennent compte des croyances et de la culture locales ?

C’est un processus de concertation continu, très similaire à l’action contre la polio. Nous luttons pied à pied avec les communautés touchées par cette maladie jusqu’à son élimination totale.

5. L’espoir
L’éradication de la polio est un symbole d’espoir. Grâce à une impulsion vigoureuse, à l’esprit d’innovation et à notre persistance nous prouvons qu’il est possible d’identifier et d’atteindre jusqu’au dernier enfant à travers le monde, d’influencer les croyances communautaires les plus intimes – et de donner un coup d’arrêt définitif à la propagation d’un virus mortel. Le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée sont trois pays qui ont éliminé la polio en déjouant de fortes probabilités défavorables. Avec notre soutien, ils peuvent également réussir à mettre fin à l’épidémie du virus Ebola.

Sherine Guirguis est Directrice principale des communications pour le programme mondial contre la polio de l’UNICEF.

UNICEF Sierra Leone

El ébola en Sierra Leona: la regla es “no tocar”

“No tocar” se ha convertido en una advertencia con la cumplen la mayoría de los ciudadanos de Sierra Leona, a medida que las comunidades de todo el país siguen luchando contra el brote del ébola. Aunque los mensajes sobre la necesidad de reducir el contacto corporal para evitar el ébola están claros para la mayoría, cuando se trata de los niños puede ser una regla difícil de seguir.

Un niño requiere atención: tienen necesidades y son vulnerables, e instintivamente buscan afecto. Igualmente, los niños, especialmente los bebés y los niños pequeños, suelen centrar la atención de los adultos: nos sentimos atraídos a ellos, queremos tomarlos en brazos, hacerles cosquillas, abrazarlos y sostenerlos.

Entonces, ¿qué significa esto para los niños de un país que está siendo presa de una enfermedad infecciosa que sólo se puede detener cuando las personas se abstienen de tener un contacto físico?

UNICEF Sierra Leone

El pabellón para menores de 5 años en la Clínica Macauley St., en Freetown. (c) UNICEF Sierra Leone/2014/Dunlop

La vulnerabilidad de los niños es más evidente cuando están enfermos. Pero cuando están enfermos con un virus altamente contagioso, los adultos que se ocupan de ellos también se vuelven muy vulnerables a la posibilidad de contraer la enfermedad. El ébola se transmite a través de la transferencia de fluidos corporales de los pacientes sintomáticos. Esto significa que cuando un niño infectado muestra síntomas, sus padres y cuidadores también pueden enfermarse, sus hermanas y hermanos están expuestos, y los niños de comunidades muy unidas también corren el riesgo de contraer la enfermedad.

“Para que las comunidades luchen contra esta enfermedad de manera adecuada, tienen que vigilar a sus hijos”, dice la oficial de salud materno infantil de UNICEF en Freetown, Margaret James. “Tienen que llevar a un niño enfermo directamente al establecimiento de salud, tienen que mantener a los niños que pudieran estar enfermos lejos de otros niños de la comunidad, y si ellos mismos se sienten enfermos, tienen que mantenerse lejos de sus hijos antes de presentarse a la clínica de salud”.

Los trabajadores de salud que tratan a los pacientes de ébola en trajes parecidos a los que utilizan los astronautas están capacitados para minimizar el contacto con los pacientes a fin de evitar el contagio y reducir la propagación de la enfermedad en el pabellón infantil. La aplicación de esta norma a los niños es muy duro para un trabajador de la salud cuyo instinto es consolar a un niño enfermo cogiéndolo en sus brazos; también es confuso para el niño, que necesita desesperadamente atención y confort.

“Cuando veo un niño enfermo sufriendo en el pabellón, me siento muy mal”, dice la hermana Aminata Sankah, que es una enfermera a cargo del ébola en la Clínica Macauley St. en Freetown. “Los niños son los pacientes más difíciles cuando se trata el ébola, porque hay que tocarles y ellos quieren acercársete. Esto resulta difícil cuando eres una enfermera del ébola, ya que aumenta el riesgo de contraer la enfermedad, aunque lo que una desea hacer es procurar que se encuentren mejor”.

UNICEF Sierra Leone

La hermana Aminata Sankah, una enfermera de la Clínica Macauley St. en Freetown. (c) UNICEF Sierra Leone/2014/Dunlop

Las enfermeras de todos los hospitales también deben conocer las precauciones necesarias contra las enfermedades infecciosas. Un viernes por la mañana en el pabellón para menores de 5 años de la Clínica Macauley St., las madres hacen fila para que inmunicen a sus bebés. La enfermera de salud materno infantil, hermana Miniratu King, y su personal acaban de terminar una capacitación para el control de la enfermedad que ha recibido apoyo de UNICEF, y están tomando precauciones para garantizar su protección cuando tratan a los bebés.

“Ahora tenemos guantes, máscaras, batas y cloro para lavarse las manos, y esto es lo que se necesita en todos los centros de salud”, dice. “Sostenemos a los bebés, les tocamos. Resulta fácil atrapar algo de un bebé pequeño, porque están muy cerca de ti”.

La hermana King tiene confianza en que esta labor de concienciación haya mejorado la forma en que las madres cuidan a sus bebés en el hogar. “A estas madres les decimos que no tengan miedo del ébola, sino que tomen precauciones, que se laven las manos antes de alimentar y cambiar al bebé y de tenerlo cerca, y que no permitan que personas a las que no conocen toquen a sus bebés”.

“Creo que están tomando nota y que ahora tienen más conocimientos y se comportan de manera más cuidadosa que antes de que el ébola comenzara en este país”, dice la hermana King.

La cuestión del contacto físico afecta también a los niños que pudieran portar el ébola o que han tenido contacto con personas con ébola. Cuando alguien está infectado, los miembros de su familia se convierten en “contactos”, y tienen que permanecer 21 días en cuarentena bajo supervisión. Los niños que han quedado huérfanos están, o bien a cargo de sus parientes, o terminan en centros de atención o en orfanatos.

Según Mary, una funcionaria de promoción de la salud de Médecins sans frontières (MSF), esto crea una situación difícil para los niños y sus cuidadores: “Cuando se sospecha que un niño pudiera tener el virus, son vulnerables, necesitan apoyo, pero realmente no podemos tocarles porque podrían tener el ébola”,

“Escuché una historia de un niño que estaba recibiendo atención en un centro provisional de cuidado, y que comenzó a tener fiebre, le hicieron la prueba y mientras esperábamos los resultados nadie podía tocarle. Todo lo que él quería era que lo tomaran en brazos y lo sostuvieran porque tenía miedo y estaba enfermo, pero los cuidadores no se podían acercar. Es doloroso no poder consolar a un niño cuando llora”, dice Mary.

Informes como este son frecuentes, y según las estadísticas del Ministerio de Salud y Saneamiento, hay más de 2.220 niños en Sierra Leona afectados por el ébola. Este número continúa aumentando medida que se propagan enfermedad y hay más niños que se infectan o se queda huérfanos.

Jo Dunlop trabaja como consultor de UNICEF en Sierra Leona.

Guéckédou – home to one of Guinea’s two Ebola Treatment Centres run by Médecins Sans Frontières.

Ébola: la búsqueda del paciente cero

Una fotografía de la familia de un recién nacido, Emile, conocido como paciente cero, con su madre y su padre. Emile, su hermana mayor, Philomène, y su madre murieron después de contraer todos ellos el ébola.  (c) UNICEF/2014/Beaukes

Una fotografía de la familia de un recién nacido, Emile, conocido como paciente cero, con su madre y su padre. Emile, su hermana mayor, Philomène, y su madre murieron después de que todos contrajeran el ébola. (c) UNICEF/2014/Beukes

Es cierto que cuanto más alejado está uno de la crisis del ébola, más paranoico se siente acerca la enfermedad. Cuando llegué al centro mismo donde se cree que se originó el ébola, en África occidental –un pequeño pueblo pintoresco, situado en medio de un bosque, llamado Meliandou, en Guinea– me di cuenta de esta cuestión.

Mientras me preparaba para salir de Sudáfrica, mi bolsa estaba llena de todo tipo conocido de desinfectante, un termómetro que no hace falta colocarlo cerca del cuerpo y como respaldo uno de mercurio, pastillas para el paludismo, antibióticos para el pecho y el estómago, guantes, botas de goma, mascarillas, y una variedad de líquidos para esterilizar las manos. Mi cerebro estaba lleno de noticias frenéticas, de estadísticas cada vez más graves y de historias trágicas sobre vidas perdidas.

Destino: la Zona Cero
Para llegar a Meliandou, Guinea, desde Johannesburgo, Sudáfrica, había que viajar a través de Dakar, Senegal, arribar a continuación a Conakry, Guinea, y tomar un vuelo interno de las Naciones Unidas hacia el sureste de Kissidougou. Tras pasar siete puntos de lavado de manos con cloro y controles de temperatura, y después de dos horas en automóvil por una carretera escénica pero horrenda, llegamos a Guéckédou, donde se encuentra uno de los dos centros de tratamiento del ébola de Guinea a cargo de Médicos Sin Fronteras.

A partir de ahí, un “camino” aún peor me llevó hasta el pueblo sin pretensiones donde se cree que se inició la actual epidemia de ébola. Más específicamente, hasta el humilde hogar de Ouamouno, donde vivía quien según Wikipedia y numerosos artículos de prensa califican de paciente cero, un niño que contrajo la enfermedad de una forma desconocida.

Guéckédou, donde se encuentra uno de los dos centros de tratamiento del ébola de Guinea a cargo de Médicos Sin Fronteras.

Guéckédou, donde se encuentra uno de los dos centros de tratamiento del ébola de Guinea a cargo de Médicos Sin Fronteras.
(c) UNICEF/2014/Beukes

El nombre real del paciente cero es Emile Ouamouno. Tenía sólo dos años cuando murió en diciembre de 2013. Después de él, también murió su hermana Philomène. Y luego su madre.

En sólo un mes, el padre de Emile, Etienne, vio su familia hecha trizas. Visiblemente conmocionado y aún de duelo, busca entre un montón de fotografías antiguas para mostrarme el aspecto del niño cuando tenía unos pocos días de edad: un bulto de mantas que rodean una cara preciosa en manos de dos jóvenes padres inexpertos. Etienne enciende una radio portátil de color rojo brillante, que contrasta con el color marrón fangoso de la casa de dos habitaciones. “A Emile le gustaba escuchar la radio y a su hermana le gustaba cargar bebés en la espalda”, explica.

Antes de que sufrieran sus horribles muertes después de padecer fiebre, diarrea y hemorragias graves, él y su hermana solían bailar y jugar a la pelota fuera de la casa. Aquí se escuchaban con frecuencia muchas risas, pero ahora sólo existe el estertor de la tragedia a medida que el día avanza hacia la mañana siguiente.

“Ahora somos aún más pobres de lo que éramos antes”
La embestida de ébola es rápida y cruel. Su impacto a largo plazo es más terrible todavía. Para Etienne, un agricultor como tantos otros en su comunidad, el trauma de la pérdida se empareja con la ruina financiera causada por el estigma. Normalmente, los miembros de la comunidad Meliandou venden sus espinacas, trigo, arroz, maíz y plátanos en los alrededores de Guéckédou. Pero ya nada es normal.

“Nadie quiere comprar nuestros productos”, dice el jefe Amadou Kamano. Debido al miedo y el pánico, las familias también quemaron colchones, mantas y otras posesiones de las personas que murieron de ébola. Kamano dice: “La gente quemó todo por miedo… ahora somos aún más pobres de lo que éramos antes.”

Este es Brelesse Ouamouno y su hija. Él nos pidió que les tomáramos una foto junto a la tumba de su fallecida esposa, Torh, que murió en febrero después de contraer el ébola. (c) UNICEF/2014/Beukes

La calamitosa situación económica de Meliandou es una indicación de los problemas fiscales más generales de Guinea. El Banco Mundial estima que el país podría sufrir una pérdida de hasta el 2,3% de su PIB como consecuencia del estigma de que es objeto por parte de los turistas, los comerciantes y los inversores potenciales. El mundo ha puesto prácticamente en cuarentena a un país en el que el 43% de las personas que ya vivían con menos de 1,25 dólares al día antes de esta crisis de salud.

Una generación marcada
Esta parte del país se parece a una escena de Medicine man y la espesura del bosque debe estar llena de muchos depredadores peligrosos; sin embargo, estas amenazas son incomparables con los peligros del ébola.

El efecto devastador que tiene sobre toda una generación de niños es de gran alcance. Aunque Emile y Philomène sufrieron a causa de la enfermedad y la agonía, alrededor de 1.400 niños han quedado huérfanos como consecuencia de la muerte por ébola de uno o ambos progenitores. Además del trauma de perder a sus padres, ahora deben también hacer frente al estigma. Las familias que, en cualquier otra circunstancia, habrían acogido a estos niños tienen ahora demasiado miedo.

“La gente huye de sus aldeas, y abandona a sus familias y a sus hijos. Rechazan a los niños infectados y a los otros miembros infectados de la familia”, dice Fassou Isidor Lama, un Oficial de Protección de la Infancia de UNICEF. “Así que estamos trabajando para proporcionar apoyo directo a los niños, y también para acompañar a la familia para evitar su estigmatización”.

El contagio del miedo
A pesar de que la epidemia se ha agravado en Guinea y en otros países afectados –Sierra Leona y Liberia– en Meliandou no se han registrado nuevos casos desde abril. La comunidad sabe cómo identificar los síntomas y evitar su propagación, y la gente dice que el estigma está amainando, aunque muy lentamente.

Las 14 tumbas que se encuentran al lado de las casas solitarias de los primeros muertos por ébola en Guinea muestran que no es posible enterrar ni olvidar el dolor y el sufrimiento de esta comunidad. Y Meliandou ocupa para siempre un lugar en la historia como la zona cero de una epidemia que actualmente está muy por delante de la respuesta.

Al dejar el pueblo, me doy cuenta de que nada de lo que yo llevaba conmigo a Guinea –en mi cerebro o en mi maleta– había servido de profilaxis para mis sentimientos actuales. Mi paranoia se desmoronó cuando conocí al padre de Emile y me enfrenté con la verdadera cara del ébola. Se trata de una catástrofe global localizada: representa la destrucción de las familias, la ruptura de las comunidades, el colapso de los medios de vida y el silenciamiento de la risa de los niños.

Una versión de este artículo apareció originalmente en The Daily Maverick el 27 de octubre de 2014.

(c) UNICEF/ Liberia/2014

Ebola au Libéria – transmettre les messages de prévention aux communautés

Retrouvez ici toutes les dernières informations sur le travail de l’UNICEF pour protéger les enfants et leurs familles dans les pays touchés par l’épidémie d’Ebola.

Au Libéria, des petites filles lisent un poster  avec des informations sur la prévention du virus Ebola. © UNICEF/NYHQ2014-1020/Jallanzo

Au Libéria, des petites filles lisent un poster avec des informations sur la prévention du virus Ebola.
© UNICEF/NYHQ2014-1020/Jallanzo

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Équipés d’affiches et de livrets de sensibilisation et vêtus de bottes de caoutchouc épaisses à cause des pluies saisonnières abondantes, Anthony Vorkpor et son équipe se préparent à une nouvelle journée de sensibilisation sur le virus Ebola à New Kru Town, un quartier densément peuplé de de la capitale du Libéria, Monrovia.

En tant que travailleurs de première ligne dans la lutte contre le virus Ebola – lié à plus de 700 décès au Libéria depuis mars – ces « animateurs », comme on les appelle, jouent un rôle crucial dans la lutte contre la propagation de ce virus dans l’une des communautés les plus durement touchées.

L’UNICEF déploie actuellement plus de 100 animateurs et communicateurs qui vont de maison en maison dans les comtés de Lofa et de Montserrado au Libéria – les épicentres de l’épidémie d’Ebola. Ces équipes travaillent avec les communautés pour les informer, encourager la discussion, atténuer les peurs et clarifier les idées fausses sur le virus ainsi que les manières de s’en protéger.

Les animateurs sont formés pour poser des questions de compréhension aux membres de la communauté. S’ils ne répondent pas correctement aux questions, les animateurs répètent l’information, lentement et patiemment, jusqu’à ce qu’elle soit assimilée. Puisque les animateurs sont affectés à des communautés spécifiques pendant plusieurs mois d’affilée, ils peuvent retourner aux mêmes maisons, à maintes reprises.

Cela leur permet d’effectuer des vérifications auprès des familles afin de s’assurer qu’elles retiennent les messages et de voir si elles adoptent les  comportements et pratiques de protection et de prévention suggérées.

(c) UNICEF/ Liberia/2014/

Les « animateurs » : l’animateur local pour les jeunes Lee Wlejleh (gauche) et le coordinateur sur le terrain des services de développement communautaire, Anthony Vorkpor (droite).
(c) UNICEF/ Liberia/2014/Carolyn Marie Kindelan

Depuis fin mai – le début de la seconde vague de l’épidémie – plus de 1 300 cas présumés, probables et confirmés ont été signalés dans 12 des 15 comtés du pays. Conscient de l’impact dévastateur que le virus Ebola pourrait avoir sur les enfants et plus largement sur la population libérienne, l’UNICEF travaille en étroite collaboration avec le Ministère de la santé et de la protection sociale pour arrêter sa propagation.

En plus d’apporter des fournitures essentielles et une expertise technique, il était urgent de dissiper les rumeurs et les idées fausses au sujet d’Ebola. Pour mettre en place la sensibilisation intensive à l’échelle communautaire nécessaire à cet effet, nous avions besoin d’aide. Nous nous sommes donc tournés vers nos partenaires et les avons mandatés pour aller dans les communautés libériennes afin de réaliser des campagnes d’information et de sensibilisation en porte-à-porte. Anthony et son équipe appartiennent à l’un de ces organismes, appelés services de développement communautaire.

« Avant l’épidémie d’Ebola, on ne savait pas que ça existait », affirme Lee Wlejleh, un animateur pour les jeunes de 19 ans de New Kru Town. « Le Ministère de la santé a rencontré nos jeunes pour sensibiliser la jeunesse. Certains le croyaient, d’autres disaient que non, il n’y avait pas d’Ebola. Puis les animateurs des services de développement communautaire sont venus en renfort. »

Posters and flipbooks help the animators bring the prevention message to communities.

Posters and flipbooks help the animators bring the prevention message to communities.

Avec l’appui des services de développement communautaire, Lee et ses camarades animateurs ont pu convaincre beaucoup de leurs pairs qu’Ebola était une réalité. D’après Anthony, l’efficacité des services de développement communautaire est notamment liée aux affiches et livrets – développés par l’UNICEF – qu’utilisent les animateurs.

Ces livrets expliquent les symptômes et modes de transmission du virus, et ce que les individus et familles peuvent faire pour s’en protéger, à l’aide d’images et dans un anglais libérien simple.

Dans le cadre de leurs activités de sensibilisation, les animateurs s’assoient avec les membres de la communauté et parcourent les livrets, page par page,  en partageant les informations pour la survie qu’ils contiennent. Parfois, ce processus peut prendre une heure ou plus, puisque les animateurs doivent souvent répondre aux nombreux commentaires et questions des membres de la communauté.

Ce dialogue approfondi fait une réelle différence au sein des communautés où travaillent les animateurs. Victoria Wesseh, une résidente de New Kru Town de longue date, explique que lorsqu’elle a entendu parler du virus Ebola pour la première fois aux informations et par d’autres sources, elle a eu peur et a même douté de l’existence du virus. En venant chez elle à plus de trois reprises, le service de développement communautaire est parvenu à écarter ses soupçons. D’après elle, c’est la persistance du groupe et ses conseils d’actions concrètes pour prévenir Ebola qui ont permis leur réussite.

« Ces personnes nous ont donné des indications sur la manière de prévenir le virus Ebola, explique-t-elle. Ils nous ont dit comment nous protéger. Ils nous ont dit de ne pas avoir peur et nous ont encouragés à aller au centre de consultation. Ils ont balayé les doutes de mon esprit. »

Les histoires comme celles de Victoria montrent que, lorsqu’elles sont correctement réalisées, les stratégies de communication interpersonnelle – et les courageux partenaires qui les mettent en œuvre – peuvent être utiles dans la lutte contre le virus Ebola. Mais avec le nombre croissant de cas chaque jour, il est clair que davantage de sensibilisation par ces groupes est nécessaire de toute urgence.

(c) UNICEF/ Liberia/2014

Un résident de New Kru Town – Abraham Roberts – fait l’éloge du livret sur Ebola utilisé par les animateurs dans le cadre de leurs activités locales de sensibilisation. (c) UNICEF/ Liberia/2014/Carolyn Marie Kindelan

Dans cette optique, l’UNICEF, le Ministère de la santé et d’autres partenaires s’efforcent de renforcer et de coordonner un vaste réseau de travailleurs de proximité, gouvernementaux et non gouvernementaux, capables d’intervenir au Libéria pour diffuser des messages pour la survie même aux villages les plus isolés et résistants.

En collaboration avec le Ministère, l’UNICEF prévoit de former jusqu’à 1 250 agents sanitaires bénévoles communautaires gouvernementaux dans six comtés pour réaliser ce travail. Les soins médicaux pour les patients Ebola étant encore limités, la sensibilisation nationale sur le virus par ces volontaires peut être la solution pour mettre fin à cette épidémie.

Carolyn Marie Kindelan est responsable de la communication pour l’UNICEF au Libéria.

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