Tag Archives: Irak

A Yazidi man receives a UNICEF aid kit. The conflict which has engulfed Iraq in the past year has displaced millions of people and shows no sign of ending.

Temor por los niños de Iraq al disminuir los fondos

Una niña yazidi posa para la cámara. Los yazidis son una minoría étnica en Iraq y, de los 8 millones de personas afectadas por el conflicto, ellos se cuentan entre los más vulnerables.

Una niña yazidi posa para la cámara. Los yazidis son una minoría étnica en Iraq y, de los 8 millones de personas afectadas por el conflicto, ellos se cuentan entre los más vulnerables. © UNICEF Iraq/2014/Khuzaie

Durante el ramadán, el mes en que los musulmanes practicantes no consumen alimentos ni beben agua entre el amanecer y el atardecer, evidentemente baja el ritmo de vida en el norte de Iraq. Durante el día, la temperatura sobrepasa los 40 grados centígrados, de modo que se esté o no ayunando, es prudente pensarlo dos veces antes de animarse a salir a la calle por lapsos largos.

“Eso no es nada”, afirmó un colega iraquí cuando me referí al calor. “En verano, la temperatura llegará a 52 grados centígrados”.

No puedo imaginar lo que se siente con una temperatura semejante. Y septiembre, cuando empezará a bajar, parece estar muy lejos.

Para cientos de miles de familias, este sofocante calor representa un verdadero riesgo. Hay más de 3 millones de personas desplazadas en Iraq, y muchas están viviendo en tiendas de campaña, caravanas o albergues no oficiales que carecen de servicios adecuados.

¿Cómo se las arreglarán? ¿Tendrán aire acondicionado? ¿Cómo accederán a agua potable y a un saneamiento adecuado? ¿Cómo se protegerán del riesgo permanente de enfermarse? ¿Y del riesgo de incendio? ¿Quién les ayudará si tienen dificultades adicionales, como alguna enfermedad o discapacidad?

Un hombre yazidi recibe un estuche de UNICEF con elementos básicos. El conflicto en que se sumió Iraq el año pasado ocasionó el desplazamiento de millones de personas, y no muestra signos de terminar.

Un hombre yazidi recibe un estuche de UNICEF con elementos básicos. El conflicto en que se sumió Iraq el año pasado ocasionó el desplazamiento de millones de personas, y no muestra signos de terminar. © UNICEF Iraq/2014/Khuzaie

Se trata de interrogantes serios porque la realidad es que UNICEF se está quedando sin dinero para ayudar a los más de 8 millones de iraquís afectados por esta crisis.

Incluso teniendo en cuenta la turbulenta historia de Iraq, la magnitud de este desastre humanitario no tiene precedentes. Y no hay motivos para suponer que el final esté cerca; el mes pasado, apenas en el curso de una semana, más de 20.000 personas resultaron desplazadas por el conflicto en la provincia de Salah al-Din.

Las Naciones Unidas calculan que para finales del presente año habrá 10 millones de iraquís afectados, esto es, casi un tercio de la población del país.

Sin embargo, se acerca rápidamente el momento en que UNICEF se verá obligado a recortar sus programas e, incluso, a suspender algunos. Resulta impensable detener una labor tan importante como la que llevamos a cabo, en momentos en que los niños y las niñas de Iraq más nos necesitan. Pero sin los fondos necesarios, es posible que no haya otra alternativa.

Chris Niles es Consultor de Comunicaciones de Emergencia de UNICEF Iraq.

Children of Syria

Une génération perdue ?

Si mes petits-enfants jouaient à des jeux vidéo violents, je sais que je m’inquièterais des effets que cela aurait sur eux.

Imaginez les effets sur les enfants de Syrie – et de République centrafricaine ou du Soudan du Sud – quand les atrocités et les violences dont ils sont témoins ne sont pas virtuelles mais réelles*.

Cernés par une telle violence, les enfants syriens – dont des millions n’ont pas accès à l’éducation ou à l’assistance psychologique dont ils ont besoin pour surmonter les traumatismes subis – courent le risque de constituer une génération perdue.

Children of Syria

Des enfants marchent dans le camp pour réfugiés syriens de Kawergosk, en Iraq, un camp qui, à à la mi-novembre 2013, accueillait plus de 13 100 réfugiés.
© UNICEF/NYHQ2013-1015/Romenzi

Perdue parce qu’un trop grand nombre de ces enfants n’ont pas l’occasion de réaliser les rêves qu’ils ont pour eux-mêmes. Perdue, parce qu’un trop grand nombre de ces enfants peuvent percevoir la violence et la haine comme quelque chose de normal – et la reproduiront en tant qu’adultes. Une génération qui peut s’endurcir, dont les plaies demeurent ouvertes et qui est en quête de vengeance et non pas de réconciliation. Cette menace pour toute une génération, et par conséquent pour l’avenir de la Syrie, est réelle.

Mais qu’en est-il de nous?

Alors que nous approchons du troisième et sombre anniversaire du conflit en Syrie, nous, adultes, observons les scènes terrifiantes de souffrances, à la télévision ou sur des vidéos virales. Ces images nous habituent-elles à ces atrocités? Sommes-nous en train de perdre la sensibilité qui devrait nous obliger à nous révolter devant la souffrances d’enfants, à nous indigner – et inciter les habitants du monde entier à exiger l’intervention des gouvernements et des parties impliqués? Une intervention pour mettre fin au conflit, pour offrir une aide à tous ceux qui en ont besoin… et pour appuyer les interventions humanitaires non seulement en Syrie mais aussi dans les autres graves situations d’urgence?

Bref, notre génération – la nôtre, celle qui ne réussit pas à arrêter les souffrances ou intervenir comme il le faudrait face aux conséquences humaines de ce carnage – est-elle en train de devenir, elle aussi, une génération perdue?

Depuis leurs origines, les êtres humains ont toujours été hautement adaptables. Parfois même trop. Sommes-nous actuellement en train de nous adapter au changement climatique, à grands frais, plutôt que de faire tout ce que nous pouvons pour le prévenir ? Sommes-nous aussi en train de nous adapter à un monde où la violence s’aggrave plutôt que de s’armer de la volonté nécessaire pour y mettre fin et la prévenir?

Le supposer, c’est peut-être risquer de favoriser les prophéties les plus pessimistes.

Je rencontre des enfants dans le monde entier qui, même dans les situations les plus extrêmes, parlent avec espoir de devenir médecins, enseignants ou dirigeants capables d’œuvrer pour le changement. Et d’un monde meilleur que celui qu’ils connaissent aujourd’hui.

Nous, adultes, leur devons non pas l’apathie qui naît de l’adaptation aux Syries, aux Soudans du Sud et aux Républiques centrafricaines actuelles et à venir. Nous devons puiser dans le sentiment d’espoir et de détermination des enfants et le rattacher à notre propre sentiment d’indignation. L’indignation collective qui exige de mettre fin à ces conflits et qui, finalement, nous fait nous exclamer : Assez!

Children of Syria

Assises sur un tapis à même le sol, des filles font leurs devoirs à l’extérieur de la tente familiale dans le camp pour réfugiés syriens de Kawergosk, juste à l’ouest d’Erbil, la capitale de la région du Kurdistan, en Iraq.
© UNICEF/NYHQ2013-1012/Romenzi

*Site en anglais